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Comment circuler ?

ROUMANIE

Présentation 

Des charrettes tirées par des chevaux tentent de se frayer un chemin parmi les grosses cylindrées, dont les conducteurs affairés parlent argent sur leur portable. Dans l'arrière-cour d'une ferme médiévale, une parabole câble la maisonnée. La Roumanie s'efforce d'aller de l'avant et de clore le noir chapitre de l'ère Ceauşescu. Un processus qui ne va pas sans mal pour le peuple roumain, l'un des plus pauvres d'Europe.
Dans cet étonnant kaléidoscope de civilisations, les villes de Transylvanie sortent tout droit de la Hongrie médiévale, les monastères orthodoxes de Bucovine arborent l'exotisme de Byzance, l'ouest du pays trahit l'influence de l'Empire austro-hongrois, tandis que de la Dobroudja et le port de Constanta affichent une tonalité à la fois romaine et turque.
Légendes et superstitions les plus folles hantent les châteaux des Carpates, et l'ombre de Dracula, qui semble dotée d'ubiquité, fascine les visiteurs. Quant à la nature, elle réserve en Roumanie bien des plaisirs à ceux qui l'aiment : randonnées spectaculaires, ski, observation des oiseaux dans le delta du Danube, des ours et des loups dans les Carpates.

 

Divers

Visa : les ressortissants de tous les pays, à l'exception des Etats-Unis, doivent être munis d'un visa, qui s'obtient à l'avance à l'ambassade de Roumanie ou à l'entrée dans le pays.
Santé : rage, typhoïde et encéphalite sont présentes dans le pays : la vaccination contre ces maladies est conseillée, surtout si vous envisagez de randonner dans des régions reculées.
Précautions à prendre : la chute du communisme, la criminalité s'est fortement accrue, avant tout en raison des difficultés économiques que connaît la population. Escrocs, pickpockets et voleurs à la tire sont à l'affût de la moindre imprudence. Méfiez-vous des faux policiers qui exigent de voir votre passeport ou votre argent, ou du faux chauffeur de taxi. Les chiens errants, héritage de la politique de démolition des villages sous Ceauşescu, posent un sérieux problème à Bucarest. La plupart sont inoffensifs, mais mieux vaut vous tenir à l'écart. Des boules Quiès protégeront votre sommeil de leurs aboiements nocturnes.
Décalage horaire : quand il est 12h à Paris, il est 12h à Bucarest en été et 11h en hiver (GMT plus 2 heures).
Poids et mesures : système métrique
Electricité : 220 V, 50 Hz
Décalage horaire : GMT/UTC + 1 heure.

   

Budget

Une chambre double coûte de 50 à 150 FF en catégorie budget, de 200 à 300 FF en catégorie moyenne et à partir de 300 FF en hôtel haut de gamme. Un repas vous reviendra à 20 FF au minimum, de 40 à 150 FF dans un restaurant standard et à partir de 150 FF dans un établissement chic.

  

Change

Bureaux de change et banques, nombreux à Bucarest et dans les grandes villes du pays, se font très rares dans la campagne (veillez à avoir des espèces sur vous). Vous trouverez des distributeurs de billets dans les agglomérations seulement. Boutiques, restaurants et hôtels d'un certain standing acceptent les cartes de crédit dans les villes ; là encore, votre carte ne vous sera d'aucun secours à la campagne. En revanche, il vous en faudra une si vous louez une voiture, à moins de régler la location en espèces. Les bureaux de change refusent souvent les billets usagés, marqués ou abîmés : munissez-vous au départ de billets en bon état.
Le pourboire n'est pas d'usage, mais au restaurant, vous arrondirez toujours la note. On ne marchande pas beaucoup sur les marchés aux puces. En revanche, apprêtez-vous à marchander serré avec les chauffeurs de taxi

   

Quand partir

Mai et juin sont les deux meilleurs mois pour visiter le pays. Viennent ensuite septembre et octobre. Loin des foules, l'on peut alors apprécier en toute quiétude les monastères à fresques de la Bucovine du Sud. Pour observer les oiseaux dans le delta du Danube, le printemps et l'automne sont les deux saisons idéales. Les stations de sports de glisse, comme Poiana Braşov et Sinaia, s'animent pendant le rigoureux hiver roumain. La neige s'attarde jusqu'à mi-mai et la saison de la randonnée ne commence vraiment qu'en juin. Fin juin, les stations balnéaires sur la côte de la mer Noire commencent à faire le plein d'estivants et demeurent bondées jusqu'à mi-août.

    

Comment s'y rendre

Des liaisons aériennes directes avec la Roumanie existent au départ de la plupart des capitales européennes. Les vols arrivent en majorité à l'aéroport international Otopeni, à Bucarest. De certaines villes d'Europe, des vols directs existent à destination de Timişoara et de Constanta. Des vols avec correspondance sont proposés au départ de nombreux aéroports européens. Imbattable, le service ferroviaire entre l'Europe occidentale et la Roumanie ne vous donne guère de raison de voyager en bus. Le pays ne dispose quasiment pas de réseau public de bus, et les tarifs des compagnies occidentales privées qui desservent la Roumanie sont rarement avantageuses par rapport à ceux du train, qui de plus est d'un confort supérieur. Seule exception à la règle : le bus Istanbul-Bucarest. Le trajet (12 à 14 heures) est plus rapide et moins cher qu'en train (17 heures et demie), sans compter que les bus sont désormais non-fumeurs. De mai à septembre, un ferry assure la traversée de la mer Noire d'Istanbul à Constanta. La Roumanie ne prélève pas de taxe de départ, mais en quittant le pays, vous devrez rendre votre carte de sortie - à savoir le tout petit bout de papier que la douane aura glissé dans votre passeport à votre arrivée et que vous aurez certainement perdu entre-temps.

   

Comment circuler

Des vols de la compagnie nationale roumaine Tarom relient Bucarest aux grandes villes du pays au moins quatre fois par semaine. La compagnie applique une politique tarifaire à deux vitesses, les étrangers payant plus cher. Un aller simple coûte environ 400 FF, un aller-retour exactement le double. Les bus sont économiques, mais aussi très lents et peu fréquents. Un trajet de 200 km coûte environ 15 FF, mais seuls un ou deux bus par jour circulent sur certaines lignes. Ils ne desservent généralement que les villages à la périphérie des villes et les zones rurales. Le train est le mode de transport privilégié en Roumanie. Des trains fréquents desservent la plupart des villes, bourgades et gros villages du pays. Il en existe quatre sortes : les personae, qui roulent à une telle lenteur que les portes restent généralement ouvertes afin que les passagers montent et descendent sans que le convoi ait à s'arrêter ; les accelerat, plus rapides, plus chers et moins bondés ; les rapides et les express, qui circulent assez vite, sur des lignes intérieures et internationales ; et les interurbains, qui ne sont pas plus rapides que les autres (à l'exception des personae), mais qui sont deux fois plus chers et deux fois plus confortables. Le tarif du billet comprend la réservation, obligatoire sur tous les trains sauf les personae.

(c) Lonely Planet Publications