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Lagos
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C'est
sans doute lorsque
l'on quitte Lagos
que l'on apprécie
le plus la ville...
Métropole
tentaculaire, étouffante,
surpeuplée, où
l'on roule
pare-chocs contre
pare-chocs, Lagos,
deuxième ville
d'Afrique après Le
Caire, recèle une
criminalité notoire
et détient une
bureaucratie pesante
et corrompue, des
infrastructures
grippées, une
pauvreté omniprésente.
Ajoutez au tableau
des automobilistes
kamikazes et des
forces de sécurité
brandissant leur
fusil à tout bout
de champ et vous
obtenez une sorte de
poudrière où tout
peut arriver - et où
tout arrive !
En usant
toutefois de bons
sens, vous pourrez
vivre à Lagos des
expériences
uniques. La ville
compte plus de boîtes
de nuit et de clubs
de musique live
qu'aucune autre
ville d'Afrique
occidentale. Feu le
musicien Fela Kuti
venait d'un faubourg
de Lagos. Le roi du
juju, Sonny Ade, et
le maître de l'afro-reggae,
Sonny Okosun, considèrent
toujours Lagos comme
leur ville. Le club
de Sunny Ade, Ariya
Night Club, à Yaba,
mérite la visite,
tout comme le Jazz
38, boîte en plein
air : si vous avez
la bonne idée
d'apporter votre
instrument,
l'orchestre vous
invitera peut-être
à faire un bouf
avec lui. Le Musée
national, sur l'île
de Lagos, possède
d'impressionnantes
sculptures en bronze
et en ivoire
provenant de Benin
City, de même que
des masques et des
antiquités en terre
cuite originaires de
Jos. Vous y verrez
aussi la voiture
criblée de balles
dans laquelle
l'ancien chef d'État
Murtala Mohammed a
été assassiné. Cour de la ville,
l'île de Lagos
regroupe les
banques, les grands
magasins, les
restaurants et les
trafiquants du marché
noir. Les ambassades
et les grandes
demeures se trouvent
sur les îles
Victoria et Ikoyi.
Ces trois îles
forment le centre de
la ville. Attention
: la criminalité
est l'une des plus
élevées au monde.
Ne relâchez jamais
votre vigilance, ne
vous promenez jamais
seul(e) et prenez
toujours un taxi la
nuit.
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(c) Lonely Planet Publications
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