NIGERIA
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A visiter au Nigeria
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Quand Partir ?
Comment s'y rendre ?
Comment circuler ?

NIGERIA

Présentation 

Un Africain sur quatre vit au Nigeria. Fascinant assemblage de peuples, de cultures et de religions, la république se débat pourtant dans les affres de l'instabilité politique. Défigurées par un développement anarchique, les villes, surpeuplées, souffrent de la pollution, de la criminalité et de la misère. Dans ce pays, sixième producteur de pétrole du monde, aucune n'est épargnée par les pénuries d'essence, qui donnent souvent lieu à des émeutes. Les fractures ethniques et religieuses ne sont pas comblées. Personne n'a oublié la tragédie du Biafra, dans les années 1960, ni le bain de sang provoqué par l'application de la charia (loi islamique), en 2000. Qu'iriez-vous faire dans un pays qui menace à tout moment de basculer dans la violence et le chaos ? Certainement pas vous détendre. Mais si vous aimez relever les défis, c'est sans doute la bonne destination. Si vous aimez la musique, aussi. Car le pays vibre en permanence aux rythmes envoûtants du juju, de l'afrobeat et du reggae.

 

Divers

Visa : à l'exception des ressortissants de la Communauté économique des États d'Afrique occidentale (CEEAO), tous les visiteurs doivent être munis d'un visa.
Santé : la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire et des mesures préventives contre la malaria s'imposent à Lagos et sur la côte sud.
Décalage horaire : GMT plus 1 heure.
Poids et mesures : système métrique
Électricité : 220 V, 50 Hz.

   

Budget

Prix moyen des hôtels et des restaurants
Une chambre double coûte de 11 à 15 euros en catégorie budget, de 15 à 60 euros en catégorie moyenne et à partir de 60 euros en hôtel de luxe. Un repas vous reviendra à 2,5 euros au minimum, de 5 à 12 euros dans un restaurant standard et à partir de 12 euros dans un établissement chic.
Se promener avec des liasses de billets sur soi n'est généralement pas une bonne idée, mais dans le cas du Nigeria, prévoyez d'avoir du liquide sur vous quand vous passez la frontière. Si vous trouvez une banque qui change les chèques de voyage, l'opération peut prendre du temps et la commission prélevée est souvent importante. Il existe un florissant marché noir qui propose des taux plus intéressants, mais il est illégal. Les cartes de crédit ne sont d'aucune utilité, sauf dans les hôtels cinq-étoiles, et les escroqueries à la carte de crédit prolifèrent.
En matière de pourboire, nous entrons dans une zone d'ombre. Dans les meilleurs restaurants, on s'attendra à ce que vous laissiez 10% de la note. Vérifiez-la auparavant pour voir si le service est déjà inclus. Lors de randonnées ou de safaris, il est d'usage de laisser un pourboire aux chauffeurs, guides, porteurs et cuisiniers si vous êtes satisfait de la prestation. Le pays repose sur la pratique du pot-de-vin : impossible d'y échapper. Qu'on vous demande un bakchich en prenant des airs intimidants ou avec le sourire, de toutes les façons, vous serez sollicité, et souvent. Quant au marchandage, il tient du mode de vie en Afrique. Mieux vaut jouer le jeu. Biens alimentaires, cigarettes, tarifs hôteliers, transports, articles de souks - tout se négocie, mais à cet exercice, vous n'arriverez jamais à battre les habitants du cru.

   

Quand partir

La meilleure période pour visiter le Nigeria se situe de décembre à mars. Le taux d'humidité baisse, mais, en revanche, vous risquez d'avoir à supporter l'harmattan, un vent chargé de poussière. Si quelques grains de sable sur le visage ne vous gênent pas, allez-y en janvier, au moment des fêtes de Sallah dans le Nord du Nigeria, puis, vers mi- ou fin février, joignez-vous à la fête de la Pêche d'Argungu, au bord du Sokoto.

    

Comment s'y rendre

L'aéroport international de Lagos (Murtala Mohammed) se trouve à 22 km du centre-ville. La compagnie nationale, Nigerian Airways, assure des liaisons à destination de l'Europe, mais attendez-vous à être chahuté pendant le vol. En raison de l'instabilité politique, les vols internationaux sont parfois annulés. La taxe de départ s'élève à 35 $US. Des bateaux relient certains ports européens à Lagos, Port Harcourt et Calabar. Il est également possible de voyager en bateau entre Oron (à la frontière nigériane) et Limbe (à la frontière camerounaise), mais il faut emprunter plusieurs bateaux, passer sous les fourches caudines des douaniers et négocier sa voie dans un climat d'hostilité entre les deux pays. Des taxis collectifs peuvent vous conduire au Bénin, au Cameroun, au Tchad et au Niger. Quasiment à chaque passage de frontière, il vous faudra remettre, avec le sourire, un pot-de-vin aux douaniers.

   

Comment circuler

Prendre l'avion au Nigeria relève un peu du jeu de hasard. Les horaires de départ sont des plus hypothétiques et, à l'embarquement, c'est la ruée : on joue des coudes et les sièges sont pris d'assaut dans un avion infailliblement surbooké. Cela étant dit, les vols intérieurs sont incroyablement bon marché. Ces vols ne partent pas de Murtala Mohammed, mais de l'aéroport plus ancien, à 10 km de là. Les transporteurs privés sont généralement plus fiables et mieux organisés que Nigerian Airways, tout en offrant des tarifs relativement économiques.
Le bus est le moyen de transport le plus sûr et le plus confortable. Des bus relient entre elles toutes les grandes villes. Les taxis-brousse sont le moyen le plus rapide de se déplacer, mais aussi le plus dangereux. Les automobilistes nigérians sont peu respectueux des limitations de vitesse et les accidents souvent mortels. Il existe des trains, mais leur confort laisse à désirer et, peut-être pour ne pas ravir la vedette aux taxis-brousse, ils circulent à une allure d'escargot.
Sachez que les routes nigérianes sont particulièrement dangereuses, surtout dans le Sud, très peuplé. La vitesse excessive des automobilistes et le mauvais état des véhicules font d'innombrables victimes.

(c) Lonely Planet Publications