Dar
al-Barraniyyeh ,
"les
appartements
publics"
A l’approche du
palais se trouve un
vaste parking d’ou
l’on a une
excellente vue sur
les bâtiments et
leurs substructures.
Une porte
monumentale donne
accès à un long
corridor voûté qui
mène au Midân, une
cour rectangulaire
de 107 x 45 m dans
laquelle se
rassemblaient les
cavaliers, les
courtisans et les
visiteurs et ou se déroulaient
les grandes festivités.
C’est aussi de là
que l’émir
partait
solennellement pour
la chasse ou la
guerre. Le bâtiment
de l’entrée
contient un Musée,
inauguré le 1er Mai
1991, regroupant des
photographies,
manuscrits et
documents relatifs
à l’histoire de
kamal Joumblat,
ancien député
ancien ministre et
leader druze. Le
long coté du Midân
est occupé par un bâtiment,
la Madafa, réservé
à l’origine aux hôtes
du Palais. Son
rez-de-chaussée
servait d’écuries
et son étage était
occupé par des
chambres qui
s’ouvrent sous un
portique sur le Midân.
Selon les règles de
l’hospitalité
libanaise, il était
en effet d’usage
d’y recevoir les
voyageurs pour une
durée de trois
jours sans même les
interroger sur leur
identité.
Un
escalier conduit à
l’étage qui avait
été entièrement
restauré en 1945
sur la base
d’anciens
documents et qui
abritait avant la
guerre du Liban un
important Musée du
Liban féodal,
transformé
aujourd’hui en Musée
archéologique et
ethnographique
Rachid Karamé. On y
trouve une
importante
collection de
poteries des Ages du
Bronze et du Fer,
des verres d’époque
romaine, des bijoux
en or, des
sarcophages romains
en plomb et des
poteries glaçurées
islamiques. Dans la
première salle est
exposée une
maquette du Palais
qui permet au
visiteur de se faire
une idée
d’ensemble des
dimensions et de
l’organisation du
complexe palatial.
D’autres salles
sont par contre réservées
à des objets de
valeur
ethnographique, tels
que des costumes de
l’époque féodale
et une importante
collection d’armes
anciennes et
modernes.
Dar
al-Wousta , la
partie centrale du
palais : Cette
aile centrale du
Palais domine
l’extrémité
ouest du Midân, ou
se dresse un buste
de kamal Joumblat.
On y accède par un
escalier monumental
à deux volées. Du
sommet de cet
escalier on quitte
l’austérité de
la cour extérieure
et de ses bâtiments
pour pénétrer dans
un domaine ou le
charme de
l’architecture et
de la verdure ont
donné à Beit ed-Dîne
son surnom d’Alhambra
du Liban. A partir
du portail d’entrée,
un corridor voûté
donne à droite sur
les appartements des
Cheikhs de la
famille Hamadeh qui
étaient en charge
de la garde du
Palais, à gauche
sur les bureaux
ministériels et mène
à une élégante
cour ou les jets
d’eau du bassin
central accentuent
la grâce des
arcades qui en
bordent les trois côtés.
L’une de ces
salles porte
traditionnellement
le nom du ministre
de l’émir,
Boutros Karamé.
Quant au quatrième
côté orienté au
sud de la cour, il
s’ouvre librement
sur la vallée selon
une habitude chère
à l’architecture
libanaise
traditionnelle. Les
salles qui entourent
cette cour dont deux
angles sont occupés
de balcons en
boiseries appelés
mandalounes, sont
richement décorées
de mosaïques et de
marqueteries de l’époque
ainsi que de
panneaux de
calligraphie arabe .
Des fontaines de
marbre y sont ingénieusement
disposées afin
d’en assurer la
fraîcheur en été,
tandis que des
brasiers étaient prêts
à en assurer le
chauffage en hiver.
L’angle sud-est de
la cour est occupé
par le bureau du
ministre de l’émir,
alors que l’aile
nord-est, est occupée
par les bureaux des
scribes ou secrétaires,
Dar al-kataba et
donne sur une arrière
cour.
Dar el-Harim ,
les appartements
privés : Le coté
nord-ouest de la
cour est occupé par
une façade et une
porte monumentale
qui compte parmi les
plus belles oeuvres
de l’architecture
orientale. Derrière
cette façade se développe
l’aile appelée
Dar el-Harim qui
regroupe les
appartements privés.
Cette aile se
compose de la façade,
du harem supérieur,
d’un hall de réception,
du harem inférieur,
des cuisines et des
bains. A gauche de
la porte se trouve
l’aile des réceptions
constituée d’une
antichambre et
d’un hall. La voûte
de l’antichambre,
supportée par une
seule colonne, est
appelée, pour cette
raison, "la
salle à la
colonne" Quant
au hall de réception
proprement dit, ou
salamik, il est
construit sur deux
niveaux et comporte
une décoration
unique de
sculptures, de mosaïques
de marbre
polychromes et de
plaques ornées de
maximes calligraphiées.
L’émir se tenait
au fond de cette
salle dans la partie
surélevée ou diwan
et recevait les
dignitaires du
Palais ou les
visiteurs de marque.
A droite de l’entrée
monumentale se
trouve le harem supérieur,
avec sa soi-disant
"Chambre de
Lamartine" et
une autre salle
importante qu’une
inscription
identifie comme
"Mahkamat"
ou tribunal. Le
corridor mène
directement au harem
inférieur qui
comprend les
appartements privés
de l’émir et de
sa famille. Ceux-ci
sont disposés
autour d’une cour
à ciel ouvert, fermée
sur ses quatre côtés
et sur laquelle
s’ouvrent de
grandes arcades déterminant
des liwans, ou
l’on s’asseyait
pour profiter de la
fraîcheur.
L’angle compris
entre les deux
harems est occupé
par les cuisines ou
l’on préparait
quotidiennement de
quoi nourrir les 500
personnes qui
formaient le
personnel du Palais.
Les balcons de cette
aile offre la vue la
plus spectaculaire
sur les environs du
Palais et sur
l’ensemble de la
vallée aménagée
en terrasses.
Le Hammam , ou
les Bains " : A
l’extrémité nord
de Dar al-Harim et
des cuisines
attenantes se
trouvent les bains,
il s’agit d’un
complexe monumental
qui compte parmi les
plus beaux que
l’on connaisse
dans le monde arabe.
Suivant la tradition
des thermes romains,
ces bains comportent
une salle froide ou
frigidarium qui sert
de vestiaire et de
salle de repos. dans
cette salle de réception,
pour ainsi dire, on
pouvait
tranquillement
discuter de
politique, de littérature
ou des faits divers.
Vient ensuite la
salle tiède ou
tepidarium, qui sert
pour les massages et
qui constitue
l’intermédiaire nécessaire
entre la salle
froide et la salle
chaude, autant dans
le sens de l’entrée
que dans celui de la
sortie. Les bains
s’achèvent enfin
par la salle chaude,
ou caldarium, avec
ses annexes. Son
dallage est porté
par des piles de
briques et de
petites voûtes et
ses parois sont
traversées par des
canalisations afin
de permettre à
l’air chaud d’y
circuler. Les bains
donnent sur un
jardin au fond
duquel se trouve un
mausolée surmonté
d’une coupole qui
abrite la tombe de
Sitt Chams, la première
épouse de l’émir.
C’est d’ailleurs
dans cette même
tombe que furent
placées les cendres
de l’émir quand
elles furent ramenées
d’Istambul en
1947.
Les écuries et
le Musée des mosaïques
: Dar el-Wousta
et Dar el-Harim sont
construites
au-dessus de belles salles
voûtées qui
servaient jadis de
logements et d’écuries
pour les 600
cavaliers et chevaux
de l’émir et ses
500 fantassins.
Restaurées et aménagées,
ces grandes salles
abritent
aujourd’hui
l’une des plus
belles collections
de mosaïques
byzantines du Liban,
dont la plupart
proviennent d’églises
découvertes durant
la récente guerre
sur le site de
Jiyyeh au sud
de Beyrouth. Les
inscriptions
grecques qu’elles
portent permettent
de les dater des 5ème
et 6ème siècle de
notre ère.
D’autres mosaïques
de la même époque
mais provenant
d’autres sites,
sont exposées dans
les jardins
alentours. Juste à
côté du Musée des
mosaïques se trouve
une "Khalwah",
grande salle de réunion
des religieux
druzes, qui existait
bien avant la
construction du
Palais. Cette salle
est aujourd’hui
restaurée et
ouverte au public.
Palais de l’émir
Amine : Un
palais était
construit à Beit
ed-Dîne pour chacun
des trois fils de
l’émir Béchir,
Qassim, Khalil et
Amine. Celui de l’émir
Qassim, dont il ne
reste que peu de
vestiges, est perché
sur une colline
faisant face au
Grand Palais. Celui
de l’émir Khalil
abrite aujourd’hui
le Sérail de Beit
ed-Dîne, siège de
l’administration
locale. Quant au
palais de l’émir
Amine, qui domine le
complexe de Beit
ed-Dîne, il a été
restauré et
converti en un hôtel
luxueux de 24
chambres. A quelque
distance du palais
de l’émir Amine
se trouve la résidence
d’été de
l’archevêché
maronite de Saïda.
C’était à
l’origine le
"Maqsaf",
ou la maison de
campagne de l’émir
Béchir. Il conserve
encore un certain
nombre de ses
structures
originales y compris
une belle porte dont
le toit évoque
celui d’un kiosque
chinois.
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