|

|
 |
| ÉGYPTE
|
|
Présentation
|
| Depuis
Hérodote, qui décrivit
l'Egypte comme
"le cadeau du
Nil", ce pays
enflamme
l'imagination des
voyageurs. Outre ses
sites envoûtants, héritage
des pharaons, des
Grecs, des Romains
ainsi que des
premiers chrétiens
et musulmans, le
pays est un subtile
mélange d'Orient et
d'Occident, de
splendeur et de misère,
d'ancien et de
nouveau. Se côtoient
ici les fellahin
(fermiers) de la
vallée du Nil qui
utilisent les outils
archaïques de leurs
ancêtres, tandis
qu'au Caire, frénétique
capitale, le son du muezzin
est parfois
recouvert par de la
techno et les
klaxons de la
circulation.
|
|
|
|
Divers
|
|
Visa
: nécessaire
pour tous, sauf pour
les ressortissants
de Malte et des pays
arabes. Il est plus
rapide et moins cher
d'en faire la
demande à votre
arrivée au Caire.
Ce visa est valable
trois mois et permet
un séjour d'un mois
sur place (on peut
opter pour un visa
à entrées
multiples). Prenez
bien garde à la
date d'expiration de
votre passeport : si
elle approche, vous
risquez d'être
refoulé dès votre
arrivée dans le
pays.
Santé :
attention à la déshydratation,
aux troubles
digestifs très fréquents,
aux coups de soleil
et aux mycoses.
L'eau du robinet est
à proscrire.
Décalage horaire
: GMT/UTC + 2,
soit 1 heure
d'avance sur Paris.
Poids et mesures :
le système métrique
est en vigueur.
Electricité :
220V, 50Hz, prises
rondes à deux
fiches de type européen.
Attention cependant,
les trous sont
souvent trop étroits
et vous aurez besoin
d'un adaptateur (en
vente partout). |
|
|
|
Budget
|
|
Prix
moyen pour les hôtels
et les restaurants
L'Égypte reste un
pays bon marché. Si
vous vous contentez
d'hôtels modestes,
de fuul et de
ta'amiyya et vous
limitez à un site
touristique, un
budget journalier de
13 euros devrait
vous suffire. Pour
un confort un peu
supérieur et la
visite de deux sites
par jour, comptez
environ 23 euros.
Les transports sont
peu onéreux ; vos
principales dépenses
seront donc les entrées
dans les sites
touristiques - 8
euros pour la visite
du musée du Caire. |
|
|
|
Change
|
|
On
peut changer les
principales devises
dans toutes les
banques et bureaux
de change et dans
certains hôtels.
Les bureaux de
change offrent généralement
un meilleur taux,
mais vous ne
trouverez pas de très
grandes différences
- attention en
revanche à la
commission de
change. Les cartes
de crédit sont de
plus en plus
largement acceptées
dans les villes et
les distributeurs
automatiques sont récemment
apparus. Le marché
noir des devises est
quasiment
inexistant.
Un service de 12%
est rajouté à la
note dans les hôtels
et les restaurants,
mais il ne va jamais
dans la poche du
serveur ; n'hésitez
donc pas à laisser
un petit pourboire
à son intention.
Le bakchich est pour
les égyptiens un
art, un mode de vie
national, une façon
souvent vitale de
compléter leurs
(maigres) revenus.
Les étrangers s'en
irritent, mais les
égyptiens eux-mêmes,
qui y sont
d'ailleurs également
assujettis, s'en
accommodent. Nous
vous conseillons de
garder toujours à
portée de main de
la petite monnaie,
bien séparée du
reste de votre
argent.
Quant au
marchandage, il fait
lui aussi partie de
la vie quotidienne :
tout se marchande,
de la chambre d'hôtel
au paquet de
cigarettes. |
|
|
|
Quand
partir
|
|
Tout
dépend de votre
destination. La période
allant de juin à août
est très chaude en
haute Egypte, où
les températures
avoisinent 40°C.
Seule solution,
adopter le rythme
locale. Les sites se
visitent à l'aube
et au couché du
soleil pour profiter
d'un thermomètre
moins élevé et
d'une lumière
inoubliable. Au
Caire, la chaleur
torride, la poussière,
la pollution, le
bruit et les risques
d'écrasement par la
foule font de la
saison estivale, par
ailleurs très agréable
pour une semaine ou
deux de farniente
sur les plages du
Sinaï, un véritable
test d'endurance.
Si l'hiver est la
meilleure saison
pour explorer la
Haute Egypte (excepté
pour les tarifs hôteliers),
il est souvent marqué
au Caire par un ciel
couvert et des nuits
très fraîches ; à
Alexandrie, les
averses, parfois fréquentes
à cette période,
rendent les rues
souvent boueuses.
Conclusion : si vous
voulez voir le pays
dans son ensemble,
préférez mai,
octobre ou novembre.
Un seul inconvénient
pour mars et avril,
la période du
Rhamcin (vent de
sable) rend toute
tentative de sortie
absolument vaine. |
|
|
|
Comment
s'y rendre
|
|
Depuis
la France, la
Belgique ou la
Suisse, un vol
aller-retour est
vendu entre 2 200 FF
et 3 600 FF. L'Egypte
compte six aéroports
internationaux :
Alexandrie, Louxor,
Assouan, Hurghada et
Sharm el-Sheikh et,
naturellement, celui
du Caire, situé à
25 km du
centre-ville, où débarquent
la plupart des
visiteurs. La
compagnie aérienne
nationale, Egypt
Air, propose des
tarifs souvent intéressants.
Par voie terrestre :
vous pouvez entrer
en Egypte depuis
Israël (Rafah ou
Eilat, comptez 10
heures) ou la Libye
(en bus direct
depuis Tripoli et
Benghazi). L'itinéraire
terrestre par le
Soudan est
impossible.
Par voie maritime :
les possibilités
sont limitées
depuis l'Europe,
mais vous pouvez
gagner l'Egypte
depuis le Soudan (de
Wadi Halfa, en 12 à
17 heures, ou par la
mer Rouge), la
Jordanie (par le
port de Nuweiba,
dans le Sinaï),
l'Arabie saoudite
(par des ferries réguliers
reliant Suez à
Djeddah en 36
heures), le Koweït
et divers autres
pays du Golfe.
Il existe également
une multitude
d'agences proposant
des circuits organisés
ou des séjours :
croisières sur le
Nil, safaris, plongées... |
|
|
|
Comment
circuler
|
|
L'Egypte
possède un très
bon réseau de
transports publics
et privés. Rédhibitoires
toutefois, la
claustrophobie,
l'impatience et
l'estomac fragile !
Egypt Air et Air
Sinaï assurent les
vols intérieurs.
Leurs tarifs sont élevés
- à n'utiliser donc
que si votre temps
est limité.
Les bus desservent
chaque ville,
village, bourg et
hameau. Ne comptez
pas y voyager dans
le luxe et la volupté
et les places
assises sont rares
mais peuvent être réservées.
Les bus Deluxe, qui
relient les
principales villes,
comportent quelques
inconvénients de
taille : la vidéo
est mise à fond dès
la sortie de la gare
routière, l'air
conditionné fait
descendre la température
intérieure jusqu'à
celle de la
banquise, les tarifs
du service de
restauration à bord
sont prohibitifs et
vous serez confronté
à une constante
tabagie. Il sont
toutefois rapides et
confortables, et de
loin préférables
aux trains, poussifs
et mal entretenus,
sauf sur les itinéraires
Le Caire-Alexandrie
et Le
Caire-Louxor-Assouan.
Les "taxis
service", généralement
de grandes Peugeot
504, relient toutes
les grandes villes
et partent quand ils
sont pleins. Les
"microbus"
sont quant à eux
des camions Toyota
qui peuvent
normalement
transporter environ
12 personnes,
souvent plus en
Egypte.
Si la conduite
automobile au Caire
est délirante, elle
est convenable dans
le reste du pays ;
la location d'une
voiture - mieux,
d'un 4x4 - ou d'une
moto vous permettra
de découvrir des régions
non desservies par
les transports en
commun.
En plus des
felouques, ces
anciens voiliers du
Nil, on peut
sillonner le fleuve
sur l'un des 250
bateaux de croisière
(pour certains des
quatre ou cinq-étoiles)
qui relient Assouan
à Louxor en 3 ou 4
jours - une manière
relaxante de découvrir
les sites de haute
Egypte. |
|
|
|
|
(c) Lonely Planet Publications
|
|
|