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| COLOMBIE
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Présentation
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L'image
que la presse donne
de la Colombie,
celle d'un pays
dominé par la
violence, les
cartels de la drogue
et la guérilla,
n'incite guère au
tourisme. Toutefois,
si cette situation
est bien réelle et
vaut à la Colombie
dans les journaux le
surnom de "Locombia"
(le "pays
fou"), elle ne
représente pas nécessairement
un danger pour les
voyageurs, à
condition qu'ils
respectent quelques
précautions élémentaires. Sur
place, vous découvrirez
l'autre visage du
pays, celui dont la
presse ne parle pas
: un pays à
l'atmosphère décontractée,
habité par des gens
sans problèmes,
dynamiques, aux vies
bien réglées. Les
grandes métropoles
peuvent être décourageantes,
mais vous serez séduits
par la beauté des
villes moyennes, les
plages de la côte
Caraïbe, les
cordillères, les
vallées andines et
la forêt
amazonienne. Entourée
de mythes, victime
de stéréotypes, la
Colombie est
certainement la
destination la plus
méconnue du
continent américain. La
Colombie est le pays
qui présente le
risque de kidnapping
le plus élevé au
monde. Ce conseil
est valable pour les
voyageurs de toutes
les nationalités.
Sont considérées
comme dangereuses
toute la région qui
s'étend à l'est
des Andes (à
l'exception de
Leticia) et la côte
nord (sauf
Barranquilla,
Cartagena, San Andrés
et Santa Marta).
Parmi les départements
spécifiques réputés
à risque, figurent
le Cundinamarca, l'Antioquia,
le nord du Choco, le
sud du Tolima, ainsi
que les régions
rurales du Valle del
Cauca, du Huila et
du Cauca. Cependant,
si vous fuyez tous
ces endroits, il ne
vous restera plus
grand-chose à voir
du pays. La
meilleure solution
consiste à lire la
presse locale pour
vous tenir au
courant des derniers
événements et d'éviter
les zones où sévit
la guérilla. En
1998, selon les
sources officielles,
pas moins de 2 000
personnes, dont 40
étrangers, ont été
kidnappées (c'est
un chiffre record
dans le monde), et
pourtant on estime
que près de 50% des
cas d'enlèvement ne
sont pas signalés,
les personnes rançonnées
traitant directement
avec leurs
ravisseurs.
Gardez-vous de
porter de beaux vêtements
ou de vous promener
avec un Caméscope
ou un sac à main de
luxe. Restez autant
que possible à l'écart
de la police, à la
réputation plus que
douteuse. Les stupéfiants,
notamment la cocaïne
et ses dérivés,
circulent dans tout
le pays et doivent
être absolument évités.
N'acceptez pas de
boissons ou de
cigarettes de la
part d'inconnus :
elles risquent de
contenir du
borrachero, une
drogue soporifique
souvent utilisée
pour dévaliser les
touristes
imprudents.
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Divers
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Visa
: les
ressortissants de la
plupart des pays
européens,
d'Australie, de
Nouvelle-Zélande et
des États-Unis
n'ont pas besoin de
visa pour un séjour
de moins de 90
jours.
Santé : il
est conseillé de se
faire vacciner
contre le choléra,
l'hépatite A, B et
D, la rage, la fièvre
jaune, le tétanos
et la typhoïde et
de suivre un
traitement antipaludéen.
Attention au mal
aigu des montagnes
qui peut se
manifester dès 2
500 mètres
d'altitude.
Décalage horaire
: - 5 heures sur
l'heure GMT, 6
heures par rapport
à la France.
Poids et mesure :
le système métrique
est en vigueur.
Électricité :
110 V, 60 Hz |
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Budget
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Prix
moyen pour les hôtels
et les restaurants
Petit budget : 2,5 -
5,5 euros
Catégorie moyenne :
5,5 - 11 euros
Catégorie supérieure
: 11 euros et plus
Restauration Petit
budget : 5,5 - 11
euros
Catégorie moyenne :
11 - 17 euros
Catégorie supérieure
: 17 euros et plus
La Colombie n'est
pas une destination
coûteuse. Si vous
choisissez les
options les moins chères,
vous ne débourserez
pas plus de 11,5
euros par jour
environ. Pour 23 à
39 euros par jour,
vous pourrez loger
dans des hôtels
confortables et
manger au
restaurant. Un séjour
de luxe dans les
meilleurs établissements
reviendra à 61 - 77
euros par jour. |
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Change
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| Vous
ne pourrez pas
changer vos espèces
et/ou vos chèques
de voyage dans
toutes les banques.
Cela peut varier
d'une banque à
l'autre, d'une ville
à l'autre, voire
d'un jour à
l'autre. De
multiples facteurs
peuvent entrer en
considération :
quotas journaliers
de devises à ne pas
dépasser, service
de change limité à
une ou deux heures
par jour. De manière
générale, il est
plus intéressant de
faire des opérations
de change le matin.
Il est possible de
changer des dollars
dans la rue, mais ce
n'est guère
recommandé, sauf
peut-être à la
frontière, où vous
n'aurez alors aucune
autre possibilité.
Les cartes de crédit
(en particulier la
carte Visa) sont
acceptées pour la
location de
voitures, l'achat de
billets d'avion et
dans les grands hôtels
et restaurants ;
leur usage cependant
se généralise
aussi dans un
certain nombre
d'autres établissements
commerciaux. Les
distributeurs
automatiques de
billets (cajeros
automáticos),
de plus en plus
nombreux, prennent
les cartes Visa et
Mastercard. |
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Quand
partir
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| La
saison sèche est la
période la plus agréable
pour visiter le
pays, mais rien ne
vous empêche de
voyager pendant la
saison des pluies.
Les transports et
les hôtels tendent
à être plus
encombrés de fin décembre
à mi-janvier,
lorsque la plupart
des Colombiens
partent en vacances. |
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Comment
s'y rendre
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Grâce
à sa situation géographique
à la pointe nord de
l'Amérique du Sud,
la Colombie est
desservie par de
nombreux vols,
relativement bon
marché, depuis
l'Europe et l'Amérique
du Nord. La plupart
des voyageurs débarquent
à l'aéroport
international de
Bogotá, mais les aéroports
de Cartagena et de
San Andrés
accueillent également
des vols en
provenance de l'étranger. La
Colombie n'est
accessible par la
route que depuis le
Venezuela et l'Équateur.
Les voyageurs qui
souhaitent traverser
la dangereuse frontière
via Arauca-El Amparo
de Apure ou Puerto
Carreño-Puerti Páez
pour entrer au
Venezuela ont intérêt
à se renseigner sur
les conditions de sécurité
auprès de leur
ambassade. En mars
1995, des troupes étaient
massées de chaque côté
de la frontière
suite aux attaques
de la guérilla
colombienne contre
les postes de l'armée
vénézuélienne. Les
plus téméraires
pourront pénétrer
en Colombie depuis
le Panama via le
Darién Gap, cette
dangereuse section
de jungle qui coupe
la Panaméricaine.
C'est un périple de
deux semaines, à
faire
obligatoirement en
compagnie d'un
guide, et qui
demande une bonne
dose d'organisation,
d'audace et de
chance. Les guérilleros
sont actifs dans la
régions et les enlèvements
ne sont pas rares :
ce n'est pas le
genre de voyage à
entreprendre à la légère. On
peut également
entrer en Colombie
par l'un des ports
de la côte
Pacifique ou de la côte
Caraïbe. Le trafic
maritime est plus
important sur la mer
des Caraïbes : de
nombreux bateaux
desservent les États-Unis,
le Mexique, l'Amérique
centrale, les îles
Caraïbes et le
Venezuela.
Baranquilla,
Cartagena, Santa
Marta et Turbo sont
les principaux ports
de la côte Caraïbe,
tandis que la côte
Pacifique a pour
principal port
Buenaventura.
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Comment
circuler
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La
Colombie fut le
premier pays d'Amérique
du Sud à se doter,
en 1919, de sa
propre compagnie aérienne,
SCADTA, devenue
aujourd'hui Avianca.
Son réseau de vols
intérieurs est
aujourd'hui le plus
dense d'Amérique
latine. La politique
des cielos abiertos
(ciels ouverts),
mise en place par le
gouvernement en
1991, a permis
l'introduction de
plusieurs nouvelles
compagnies aériennes
et d'appareils en
tous genre, des gros
porteurs aux engins
les plus douteux.
Les tarifs des vols
intérieurs sont
relativement élevés
(Avianca et SAM sont
les compagnies les
plus chères), mais
certaines compagnies
nouvellement établies
offrent des tarifs
promotionnels extrêmement
avantageux.
N'oubliez pas de
reconfirmer vos réservations
au moins 72 heures
à l'avance et
attendez-vous à de
nombreux imprévus
en ce qui concerne
des horaires. La
taxe sur les vols
intérieurs s'élève
à 4 euros. Principal
mode de transport
pour se déplacer à
l'intérieur du
pays, les bus présentent
l'avantage d'être
économiques,
efficaces et
d'offrir un réseau
très étendu. En
revanche, à
l'exception des
grands axes, les
routes sont dans un
état
catastrophique. Dans
les villes, les bus
sont lents et bondés,
mieux vaut opter
pour les taxis qui
restent bon marché
et acceptent les
longs trajets. A
côté des bus, on
trouve aussi des
chivas (vieux bus en
bois, circulant
surtout sur les
petites routes) et
les collectivos
(taxis collectifs
utilisés pour des
trajets fixes). Il
n'existe pas de réseau
ferroviaire et
voyager par ses
propres moyens (en
voiture ou en moto)
reste une solution
chère et
dangereuse. Le
trafic maritime, en
particulier le long
de la côte
Pacifique, qu'aucune
route ne dessert,
est irrégulier et
plus que
rudimentaire.
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(c) Lonely Planet Publications
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