| Ville-oasis,
où les souverains
afghans établirent
leur résidence
d'hiver au XIXe siècle,
Jalalabad a surtout
pour attrait ses
environs : les
jardins de Nimia,
derniers jardins d'époque
moghole
d'Afghanistan, et
l'immense site de
Hadda qui, aux
Ve-VIIe siècles, était
couvert de monastères
et de stupas
bouddhiques. Mais
ces vestiges de
l'art gréco-bouddhique
du Gandhara, déjà
fortement ruinés,
ont malheureusement
encore souffert des
conflits de ces
dernières décennies.
A
la même distance de
Kaboul, mais au
sud-ouest, sur la
route de Kandahar,
Ghazni fut la
capitale des
Ghaznavides (Xe-XIIe
siècle), la
dynastie turque qui
introduisit l'islam
dans tout
l'Afghanistan. C'est
là que le sultan
Mahmud Ier entretint
une cour brillante
de savants et de poètes,
dont le persan
Ferdousi qui composa
pour lui son Livre
des Rois. La
ville fut conquise,
ravagée,
reconstruite par les
conquérants
successifs avant d'être
largement détruite
par les Anglais en
1842. Seuls quelques
minarets, mausolée
et ruines de palais
rappellent
l'illustre passé
des Ghaznavides dont
l'empire s'étendit
jusqu'en Perse et
dans le nord de
l'Inde.
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